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Histoire

Les loups de Trivier...

 

En 539, le roi Théodebert (petit fils de Clovis et roi d'Austrasie), revenant d'une expédition en Italie, prit des otages sur les territoires traversés. Deux jeunes Dombistes d'une riche famille furent ainsi emmenés et éxilés dans le nord de la France.

L'abbé de Wiserne, près de Thérouanne (Pas de Calais), les prit en pitié, les racheta et les fit reconduire dans leur famille par le moine Trivier.

Mais au cours du voyage vers la Dombes, Trivier et les deux enfants se perdirent dans une vaste forêt, la forêt Memphique.

Le moine fit alors une prière en demandant à dieu de les faire sortir de la forêt. Un loup apparut alors et ramena le moine et les deux enfants sur le bon chemin.

 En remerciement, la famille des otages donna  au moine un lopin de terre, où il vécut en ermite et où il mourut saintement en 550.

 Le moine Trivier et les deux enfants s'étaient perdus dans les environs de Courtes où un lieu de culte fut ensuite élevé, placé sous le vocable du saint moine. Ainsi serait née la vieille église de Saint-Trivier qui s'élévait jadis dans le cimetière actuel  et qui fut détruite vers 1700, remplacée comme paroissiale par la chapelle Notre-Dame.

 

L'église Notre-Dame...

 

La  construction d'une ville forte au Sud du Chateau entraîna l'abandon progressif de l'ancienne église paroissiale Saint-Trivier (qui était située au nord et en dehors des murailles), au profit d'une chapelle construite à l'entrée sud de la ville et placée sous le vocable  de Notre-Dame-de-Consolation. On peut situer la construction de cette chapelle vers 1450.C'est un bel édifice gothique dont le clocher acvec ses fenêtres à remplages est l'un des rares du département à être antérieur à la Révolution.

A l'intérieur, les chapelles latérales ont été transformées en bas-côté au XIX ème siècle. L'entrée du coeur était fermé par un jube sur lequel se trouvait la chapelle du Crucifix. L'abside semi circulaire avec colonnade et déambulatoire est un atout destiné à agrandir l'église, réalisé par  l'architecte DEBELAY fils en 1826-1827. Parmi le mobilier on peut voir la pierre tombale du notaire Jean Buatier et de sa femme Catherine, un grand bénitier circulaire avec emplacement de croix centrale, deux tableaux du XIX ème siècle, une Piéta et un Christ aux mains liées, ainsi que le fragment d'un bas relief gothique représentant  l'Adoration des Mages, autrefois dans la chapelle des trois rois, et qualifié en 1656 de "fort joly et entier nonobstant son ancienneté".

Saint Trivier est représenté plusieurs fois en statue, seul ou accompagné des deux enfants et d'un loup, et en vitrail sous les traits d'un ermite berger.

                     

 

                         

 

Maisons bressanes et cheminées sarrasines...

 

La campagne environnante est réputée pour ses belles maisons bressanes avec cheminées sarrasines.

La ferme de la Forêt à Courtes abrite aujourd'hui un intéressant musée bressan. Ce pittoresque bâtiment à pan de bois et à étages a été daté de 1581. La grande ferme du Tremblay aux murs de carrons, provenant en partie des murailles de Saint-Trivier, a été restaurée par Patrimoine des Pays de l'Ain.La jolie ferme de la Servette à la sortie nord de la ville est toujours mitrée de sa cheminée sarrasine, tout comme les fermes de Granval ou de Molardoury.

 

               

 

Les environs sont aussi le pays des carronnières qui fournissaient les millions de tuiles et de briques nécessaires aux bâtiments particuliers et aux murailles.

 

 

Celle de Molardoury a été déplacée en 1988 et reconstruite près de l'ancien hôpital. Elle remonte au milieu du XIX ème siècle.

 

 

 

Une petit peu d'histoire .......

 

Le nom de Bresse,(Briscia, Brixia, Brissia, Brescia, Bressia), apparut pour la première fois, nous dit-on dans la légende de Saint Trivier, au VIIè ou VIIIè siècle. Il s'appliqu'a d'abord à une vaste forêt (Saltus Brixia) puis à la rive gauche de la Saône pour la partie plaine allant de Saint-Laurent-les-Châlon, jusqu'au Rhône. C'est au XVè siècle seulement que le nom fut celui de l'aire géographique actuelle.

 

 

Après Louis le Débonnaire, au partage de l'Empire, en 843, l'Italie et Bresse de L'Ain revinrent à Lothaire, tandis que Charles le Chauve reçut, avec la Gaule, la Bresse de Nord (aujourdhui la Bresse Bourguignonne). En 933, à la création du Royaume d'Arles, la Bresse de l'Ain fit partie de celui-ci, étant ainsi séparée, et pour plusieurs siècles, à la fois de la Bourgogne et de la France. De 1033 à 1055, elle fut sous la domination de Conrad le Salique, Empereur de Germanie.

Vers le X ème siècle, Saint-Trivier était devenu un petit village de la Sirerie de Bâgé, doté d'une église et protégé par une "poype" entourée d'un fossé. Puis un chateau fut construit au nord de la "poype".

 

La Sirerie de Bâgé ne fut d'abord qu'une concession territoriale faite en 830 par Louis le Débonnaire à Hugues, gouverneur des frontières, en récompense de services militaires.Cette concession fut agrandie par les successeurs de Hugues. Elle passa à la maison de Savoie, par le mariage de Sibylle de Bâgé avec Amédée V, en 1272,et celui ci  fît de Saint-Trivier une châtellenie importante qui débordait sur la Bresse Chalonnaise. Elle  s'étendait entre la Saône et le Revermont, depuis Cuisery jusqu'à Bourg, dépassant les limites actuelles du département de l'Ain. Les habitants bénéficièrent d'une charte de franchises et eurent la permission d'élever un mur d'enceinte en 1376.

Trois portes fortifiées donnaient accès à la ville : la porte de Petit Pont, au nord est, qui conduisait à l'église et à Courtes, la porte de Bourg, au sud est, d'où sortait la route de Montrevel, et la porte du Soir, à l'ouest, pour aller à Pont de Vaux et à Romenay. 

L'enceinte de briques, dont il reste encore de beaux vestiges, était défendue par des fossés et, de place en place, par des tours, dont on voit toujours celle dite de la prison, à l'angle sud est de ville, remarquable par sa forme octogonale (XV ème). Le chateau à entièrement disparu, mais la poype est toujours visitable.

 

La Bresse de l'Ain, devenue en 1433, Province de Bresse avec Bourg pour capitale, fut à son tour réunie à la france par le traité de Lyon du 27 janvier 1601. A partir de cette date et jusqu'en 1789, elle dépendit du Gouvernement de Bourgogne, sous le ressort du Parlement, de la Chambres des Comptes, et de la Généralité de Dijon; elle formait une élection divisée en 25 mendements.

 

En 1650, Saint Trivier de Courtes était l'un de ces mendements et comprenait: Busserolles, Chamandrey, La Chapelle Thècle, Cormoz, Courtes, Curciat, Domsure, Granval, Grandvillard, Lescheroux, Saint Nizier le Bouchoux, Saint Trivier de Courtes, Servignat, Tagisset, Vernoux, Vescours et Villeneuve.

Mantenay, Montlin et Saint Julien sur Reyssouze firent partie du mendement de Saint Julien. Saint Jean sur Reyssouze fut rattaché au mendement de Bâgé.

 

Saint Trivier de Courtes fut l'une des huit villes réunies à la France par le traité de Lyon, les autres étant Bourg, Bâgé, Chatillon, Pont de Vaux, Pont de Veyle, Meximieux et Montluel.

La ville de Saint-Trivier subit un terrible incendie  pendant la nuit du 27 août 1731, qui fît disparaître de nombreuses maisons de bois. Ce malheur valut pourtant quelques belles reconstructions, tel le collège, élégant immeuble du milieu du XVIII ème siècle, maintenant propriétés privées.

 

Plan Napoléonien   de Saint-Trivier-de-Courtes

 

 

 

 

La Mairie actuelle occupe un très vieil entrepôt de grains et de sel. Ses énormes poutres, que l'on peut toujours admirer dans le hall, ont été placées en 1397 !!! 

 

En 1790, lors de la constitution des cantons, il y eut compétition entre Saint Julien (faisant valoir qu'elle avait toujours possédé une brigade de gendarmerie) et Saint Trivier; le choix se porta sur Saint Trivier qui devînt ainsi chef lieu de canton.

La même année, une autre compétition opposa Saint Trivier à Pont de Vaux; il s'agissait cette fois de la tête de district. Le 15 janvier 1790, Pont de Vaux fut choisi, mais Saint Trivier ayant fait appel, l'Assemblée Nationale décréta le 7 août 1790, que Saint Trivier aurait , en compensation, le Tribunal de District.

                 

                      

 

  En 1790, le canton de Saint Trivier, avec 16 communes, comptait 10 715 habitants. Bourg en comptait 15 733 avec le même nombre de communes.

 

     Le 24 mars 1790, Busserolles, la Chapelle Thècle et Tagisset,qui étaient communes du canton, demandèrent leur rattachement à la Saône et Loire. Malgré un refus du Directoire de L'Ain, elles obtinrent gain de cause le 4 novembre 1793.

  

 

                        

      En perdant ces trois communes, et avec le rattachement de Montlin à Mantenay, le canton fut alors constitué comme il l'est aujourdhui. Vernoux, auparavant de la paroisse de Romenay, en était devenu l'une des 12 communes. A la fin du XIXè siècle, on dénombrait 11 500 habitants sur l'ensemble du canton. Aujourdhui, on en compte à peine la moitié, et avec un fort pourcentage de retraités. Eloigné des centres importants, Saint Trivier de Courtes a été particulièrement touché par l'exode rural.

 

 

En vieux français... 

 

 

                               

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